Financement de projets

Un appel à projets qui permet d’amplifier la recherche

À propos de l’appel à projets 2026

La Fondation EDMUS, en partenariat et avec le soutien de la Fondation France SEP, lance son onzième appel à projets. Son objectif est de promouvoir la recherche sur la sclérose en plaques et les maladies apparentées, en finançant des études utilisant des données collectées/ ou à collecter par l’Observatoire Français de la Sclérose en Plaques (OFSEP).

The EDMUS Foundation, in partnership with the France Sclérose en Plaques Foundation, launches its 11th call for research proposals. It aims at fostering research with relevance to multiple sclerosis and related disorders, provided the studies are using data collected / or to be collected by the Observatoire Français de la Sclérose en Plaques (OFSEP).

Données disponibles

(cliniques, biologiques, IRM).

Maximum alloué par projet :

100 000€

Date limite de dépôt des dossiers :

31 mars 2026

Quelques projets soutenus

SCI-MOG

La maladie associée aux auto-anticorps ciblant la glycoprotéine oligodendrogliale de la myéline (MOGAD) est une affection démyélinisante et inflammatoire rare du système nerveux central (SNC). Elle se manifeste par des événements neurologiques tels que la névrite optique, la myélite transverse ou l’encéphalomyélite aiguë disséminée. Les auto-anticorps reconnaissent la glycoprotéine MOG à la surface de la myéline et sont caractéristiques de cette affection. Malgré un traitement initial par corticoïdes, 50% des patients développent une activité chronique nécessitant une immunosuppression ciblant les lymphocytes B, qui peuvent se différencier en cellules sécrétrices d’auto-anticorps. Cependant, 37% des patients rechutent sous rituximab, un traitement qui vise directement les lymphocytes B, suggérant l’implication d’autres cellules immunes dans la pathogenèse.

L’infiltrat inflammatoire des lésions de MOGAD est dominé par les lymphocytes T CD4, ce qui suggère que ces cellules pourraient localement contribuer au processus inflammatoire. Une sous-population de lymphocytes T CD4, les cellules T folliculaires auxiliaires (Tfh), favorise la différenciation des lymphocytes B mémoires spécifiques à l’antigène en cellules sécrétrices d’anticorps, et notamment sécrétrices auto-anticorps anti-MOG. Ces interactions sont régulées par les lymphocytes T CD4 régulateurs folliculaires (Tfr), mais un déséquilibre du rapport Tfh/Tfr dans le sang est observé dans les maladies auto-immunes chroniques rhumatologiques et neurologiques.

Ce projet vise à analyser ces populations cellulaires dans le sang et les tissus du SNC des patients atteints de MOGAD pour identifier des signatures immunitaires et des marqueurs prédictifs de rechute et d’indication à un traitement immunosuppresseur au long cours.

MULTI-PROSEP

Les SEP primaires progressives (SEP-PP) sont caractérisées par une progression rapide du handicap en l’absence de poussée. Malheureusement, les traitements, efficaces au cours de la SEP-RR sont moins efficaces dans ce contexte et les biomarqueurs existants semblent moins pertinents dans ce contexte.

Notre objectif est d’identifier des marqueurs plasmatiques et du LCR associés à la progression du handicap dans la cohorte PROSEP. Nous allons analyser les données biologiques de 110 patients ayant une SEP-PP débutante à l’aide d’un outil de protéomique ultrasensible (plateforme Nulisa) permettant d’analyser 370 biomarqueurs avec un seuil de détection non atteint à ce jour. Ces données biologiques seront comparées aux données cliniques et d’imagerie récupérées dans la base EDMUS à l’aide de régression logistiques multiples.

Cette étude devrait permettre de mieux décrire les caractéristiques des SEP-PP grâce à une cohorte finement caractérisée, d’identifier des biomarqueurs associés à la progression et de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques associés à la progression de la SEP.

GUMMS-PRO

Les traitements de haute efficacité contrôlent bien l’activité de la sclérose en plaques (SEP), mais la progression du handicap reste un défi. Les altérations du microbiome intestinal pourraient contribuer à la progression indépendamment de l’activité de la SEP.

L’objectif principal de cette étude est d’analyser l’association entre la dysbiose du microbiote intestinal et la progression sur 5 ans chez les patients commençant un traitement de haute efficacité. Les objectifs secondaires incluent la caractérisation du microbiome intestinal chez les patients naïfs de traitement, l’identification de la dysbiose intestinale chez les patients atteints de SEP récurrente-rémittente par rapport aux témoins sains, et l’analyse des interactions entre le microbiome intestinal et les biomarqueurs de progression de la maladie. La méthodologie implique l’inclusion de 100 patients naïfs de traitement dans la cohorte OFSEP-HD, avec séquençage du génome du microbiome intestinal avant traitement et après 12 mois. Les profils microbiens seront comparés à des témoins sains appariés, et des analyses statistiques appropriées seront utilisées.

Les résultats attendus incluent la caractérisation du microbiote intestinal, l’identification des signatures microbiennes associées à la progression à long terme, et des informations sur l’impact des traitements de haute efficacité sur le microbiome.

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